Surfeur professionnel originaire de Vendée, Tristan Guilbaud a écumé de nombreuses destinations ensoleillées sans pour autant oublier les beach break vendéens. Portrait d’un fer de lance vendéen.

Reprise d’un portrait publié sur Surfing L.A.

Peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

Salut je m’appelle Tristan Guilbaud, j’ai 22ans et je suis originaire du Fenouiller en Vendée. J’ai intégré un cursus sport-études au pôle France de Bayonne jusqu’au Bac S, et je suis surfer pro depuis 3ans.

Te rappelles-tu de ta première vague? Si oui, comment / où était-ce?

Oui je m’en souviens! J’ai commencé à me mettre debout sur un bodyboard à Tahiti lors d’un voyage chez ma marraine. Je devais avoir 7 ou 8 ans. Quelques années plus tard j’ai commencé le surf à St Gilles Croix de Vie.

Te rappelles-tu de ta première planche?

Ma première planche, c’est mon père qui me l’a shapé dans notre garage. Elle n’était pas vraiment symétrique, mais elle fonctionnait parfaitement! D’ailleurs elle y est toujours rangée précieusement…

Vendéen d’origine, exilé dans le sud-ouest, reviens-tu régulièrement sur tes terres natales (malgré la fraîcheur de l’eau) ?

Oui, je reviens très souvent. Je passe mon temps entre la Vendée et les Landes lorsque je suis en France et pas mal de temps sur l’île d’Oléron, car ma copine y a emménagé après avoir bougé de la Réunion. C’est important pour moi de retrouver ma région et ma ville natale, ça me permet de me ressourcer et je profite aussi de ma famille.

Ta copine Victoria est d’origine réunionnaise, comment as-tu réussi à la convaincre d’aller rider dans les eaux glacées de Vendée?

Ahaha! Je n’ai pas réussi à la convaincre, j’ai dû la forcer un peu ahah !! Mais elle commence à s’y faire… Enfin, je crois…

Que penses-tu de la scène surf en Vendée?

Le surf en Vendée est en pleine expansion, mais la culture surf est encore trop peu répandue chez les jeunes et dans les familles, elle gagnerait à être connue. Et j’espère (à mon niveau) faire partie des acteurs de développement du surf en Vendée à travers mon parcours et le partage de mon mode de vie.

Qui ou quels ont été tes modèles pendant tes premières années de surf?

Les surfeurs qui m’inspirent depuis mon plus jeune âge sont Kelly Slater, Mick Fanning, Dane Raynolds, Jordy Smith et Julian Wilson; et je pense qu’au niveau local Greg Pastuziak a eu son rôle à jouer dans ma progression étant jeune pour l’avoir beaucoup regardé surfer.

Si je te dis Jimmy Slade, est-ce que cela t’évoques quelque chose ?

Kelly Slater, alerte à Malibu.

Tu rides pour la marque Protest, comment s’est passé la rencontre avec cette marque?

Après avoir perdu mon sponsor Quiksilver, j’ai passé une année décisive à galérer sans sponsor tout en continuant à faire les compétitions, je me suis posé beaucoup de questions et lorsque je me suis dit « vraiment il faut que tu t’accroches » un agent m’a contacté, j’ai accepté qu’il s’occupe de moi et c’est lui qui m’a trouvé Protest dans la foulée.

Quels sont tes objectifs pour l’année 2014?

L’année prochaine je vais essayer de faire le plus de WQS possibles pour intégrer le top 100 Mondial et le top 10 Européen. J’essaierai de gagner les championnats de France après avoir fait 2° l’an dernier et 3° cette année.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui s’orientent vers une carrière de pro surfeur?

Aujourd’hui le niveau est tellement élevé qu’il faut être vraiment motivé et toujours travailler en gardant à l’esprit que même si l’on est doué pour ça, il faut sans cesse se remettre en question afin d’évoluer. Le surf, c’est avant tout du plaisir et savoir ce que l’on veux, ensuite ya plus qu’à foncer.

Concrètement, c’est comment une vie de pro surfeur ?

En dehors des belles destinations surf, du soleil et de l’eau chaude, le surf pro c’est aussi beaucoup d’engagement personnel, de sacrifices, et un entourage pour nous aider tout au long de l’année. Ma journée type, je check les prévisions la veille pour choisir le bon spot le lendemain, si les vagues sont bonnes : surf (si les vagues sont excellentes je contacte un photographe pour pouvoir développer mon image), sinon entraînement physique spécifique au surf. Un bon repas équilibré pour pouvoir surfer toute la journée ainsi qu’un stretching après la session. En fin de journée dérushage et analyse de la session pour corriger mes erreurs et travailler la technique..

Si je te dis un Bud Bud parfait, tu me réponds?

Landes!!

As-tu déjà surfé en Loire-Atlantique?

Il me semble avoir fait une coupe régionale il ya déjà quelques années, je ne me souviens plus où en particulier, mais les vagues étaient pas mal.

As-tu un voyage/destination surf où tu rêverais d’aller ?

Il y a encore quelques coins que j’aimerais découvrir comme la Californie, l’Amérique du Sud, Fidji pour n’en citer que quelques uns.

As-tu un dernier mot à ajouter?

Je vais en profiter pour remercier mes sponsors : Protest, SeventyOne Percent, Rt Surfboard, Arcades Mfg, le Surfing Club de St Gilles, mes parents, toute ma famille et mes amis ainsi que ma copine pour le soutien. Et j’espère avoir l’opportunité de revisiter les côtes de la Loire-Atlantique très bientôt. Merci à tous!

Un des avantages pour un surfeur pro : les trips exotiques.


A propos de l'auteur

Ronan Benoît
Rédacteur en chef

Rédacteur, photographe passionné, fondateur de Surfing L.A. J'embrasse la culture waterman. Maître-Nageur de profession. http://cours-particuliers-natation.fr/